Pourquoi j’ai quitté l’ingénierie embarquée pour devenir développeur web
Pendant plusieurs années, j’ai travaillé dans un domaine que peu de gens connaissent vraiment : l’ingénierie logicielle embarquée. Derrière ce nom un peu austère se cache pourtant un univers passionnant, celui des logiciels intégrés directement dans des machines, véhicules ou objets du quotidien. Ces systèmes sont invisibles mais essentiels : ils font fonctionner nos voitures, nos appareils médicaux, nos avions, ou encore les systèmes de sécurité.
Des lignes de code au cœur des machines
C’est dans cet environnement que j’ai découvert la programmation, en particulier le langage C. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un langage fondamental de l’informatique, à la base de nombreux systèmes d’exploitation comme Windows ou Linux. Travailler en C, c’est un peu comme sculpter dans le marbre : chaque ligne compte, chaque erreur peut avoir un impact direct sur le comportement d’un dispositif réel.
Ce qui me fascinait, c’était de pouvoir transformer des instructions abstraites en fonctionnalités concrètes. J’ai appris à concevoir des programmes de A à Z : rédiger des spécifications, imaginer l’architecture logicielle, écrire le code, corriger les bugs, optimiser les performances… un vrai travail d’orfèvre numérique.
Et puis il y a eu des projets marquants. J’ai eu la chance de contribuer à des systèmes de sécurité automobile, notamment autour de l’ADAS (Advanced Driver Assistance Systems), comme des airbags capables de s’adapter en temps réel à la position du passager. Ce sont ces projets qui donnent du sens à un métier parfois technique : savoir que ton travail peut un jour sauver des vies.
Le besoin de créer autrement
Mais au fil du temps, un désir grandissait en moi : celui d’avoir un lien plus direct avec le produit final… et avec ses utilisateurs. Dans l’embarqué, surtout dans les secteurs comme l’aéronautique ou la défense, il peut s’écouler des années entre la première ligne de code et l’intégration réelle. On est loin du terrain. Le cycle est long, les échanges avec les clients rares, les projets parfois confidentiels.
Je voulais retrouver une forme d’agilité, pouvoir créer plus vite, tester, corriger, livrer… et recommencer. C’est ainsi que j’ai découvert le développement web moderne. À l’époque, JavaScript avait déjà pris une ampleur folle, notamment avec l’arrivée de Node.js, qui permettait de l’utiliser aussi côté serveur. Les technologies web, autrefois limitées à de simples pages, étaient devenues capables de faire tourner de véritables applications interactives.
Se reconvertir malgré les doutes
J’ai décidé de me lancer, même si le timing n’était pas évident. Beaucoup de formations sortaient de jeunes développeurs sur le marché, la concurrence était forte. Mais j’ai pris ça comme un défi. Je savais que mes compétences acquises en embarqué — rigueur, structuration, culture de la performance — me seraient utiles.
Évidemment, j’ai eu des doutes. L’émergence de l’intelligence artificielle a fait naître des craintes sur la disparition de certains métiers tech. Mais je suis convaincu que le développement restera un métier d’humain : tant qu’il faudra traduire une idée en solution concrète, il y aura besoin de développeurs.
Ce que j’aime aujourd’hui dans le web
Le web me permet de concevoir un projet de bout en bout. Je peux partir d’un besoin client, concevoir une maquette, structurer la base de données, développer l’application, la déployer en ligne… et voir les premiers retours d’utilisateurs parfois en quelques jours.
Moi qui étais plus attiré par la logique pure, j’ai appris à aimer l’interface. Dans le web, on conçoit des applications complètes, mais aussi leur vitrine : l’ergonomie, le design, l’expérience utilisateur. J’apprécie de plus en plus cet équilibre entre fond et forme, entre backend (la logique et les données) et frontend (l’interface visible).
Mon fonctionnement en freelance
Aujourd’hui, je travaille de manière structurée, souvent avec des outils comme Trello pour découper chaque projet en phases : expression des besoins, architecture technique, maquettes, développement des fonctionnalités, puis tests. Chaque étape donne lieu à un livrable que je présente au client. Cela me permet de rester agile tout en gardant une ligne directrice claire.
Je continue aussi de me former régulièrement sur des frameworks (outils de développement structurants, comme React ou Next.js) pour rester à jour et proposer des solutions efficaces et pérennes.
Ce qui me fait avancer
Ce qui me motive ? Les projets qui n’ont jamais encore été réalisés. Créer quelque chose de nouveau, relever des défis techniques ou humains, trouver la bonne manière de répondre à un besoin unique.
Ce que je souhaite avant tout, c’est que mes clients sentent que je m’investis à 100 %, que je suis à l’écoute, transparent, force de proposition. Je crois que dans tout projet réussi, il y a plus que du code : il y a une relation de confiance, une envie commune de construire quelque chose qui a du sens.
Un projet web en tête ? Découvrez ce que je peux concevoir pour votre activité.
